Agnieszka Hernes Volmar,

photographe professionnelle en Gironde

Qui suis-je ?

Passionnée par l’image depuis mon plus jeune âge, je passais, enfant, de longues heures à dessiner. Lorsqu’enfin je posais mes crayons, on me retrouvait plongée dans mes collections de bandes dessinées que j’affectionnais tant. Je scrutais les images, une à une, jusqu’à en connaître chaque vignette par cœur. Parmi tous ces artistes, un dessinateur me fascinait plus particulièrement, André Chéret, par la véracité des expressions faciales, les détails d’anatomies humaine et animale, la complexité des postures et surtout la richesse des angles de vue proposés. A cette époque-là, je veux être dessinatrice ou camerawoman.

Mon chemin de vie évolue autrement mais la révélation arrive le jour où ma famille m’offre, pour fêter mon départ aux Etats-Unis, un petit appareil photo numérique. Il ne me quitte plus : je me mets à immortaliser tout ce que je vois. La faune, la flore, les passants dans la rue, d’ici ou d’ailleurs, les situations insolites, les objets, les détails.

Après plusieurs années, j’ai enfin sauté le pas et me voici aujourd’hui, prête, avec vous et pour vous, par mes photos, à promouvoir, témoigner, rendre compte, sublimer.

Mon âme professionnelle ou le pourquoi de "Au 33 de l'île d'amour"

Dans ma famille, notre QG, c'était "le 33" ou "l'île d'amour".

Il s'agissait du lieu d'habitation de ma grand-mère maternelle, un appartement situé au 33 de l’île d’amour à Champigny-sur-Marne (94), synonyme de joyeux repas de famille, de vacances improvisées, de belles retrouvailles.

Le lieu physique était loin d’être beau (une grande barre d’immeuble idiote) mais, à mes yeux de petite fille élevée en résidence pavillonnaire, il était juste magique et représentait tout l'exotisme des cages d'escaliers odorantes et bruyantes, du chauffage collectif, de l'aire de jeux commune, de la vue en hauteur sur la Marne qui brillait doucement en contrebas, des pigeons affamés sur les fenêtres…

Après la montée folle des quatre étages sans ascenseur, ma sœur, mes cousins et moi étions au paradis, une île d’amour remplie de liberté créative, de gourmandises abusives, de laissez-passer sanitaires consentis. Chaque départ était un véritable déchirement car là-bas, ce qui faisait notre quotidien, c’étaient l’amusement, l’amour, la transmission, les rêves. Nous jouissions pleinement de nos droits d’enfants.

Ma grand-mère, que nous, ses petits enfants, surnommions « Zamou », nous aimait de tout son cœur... J'aurais beaucoup (trop) à dire sur elle mais plus simplement, elle aimait le jaune, les petites fleurs des champs modestes, les abricots bien mûrs, les feuilles des arbres virevoltant dans le vent. Elle adorait les câlins et nous en faisait beaucoup : des "grat-grat", sur le dos et des "scroutch-scroutch" dans la tête. Elle savait ce que chacun de nous aimait manger et se pliait en quatre pour nous satisfaire. Dans son buffet, il y avait un endroit spécial friandises où nous pouvions puiser sans demander. Elle jouait des petits airs classiques sur son piano et adorait écouter les musiciens de la famille égayer l’ambiance. A ses heures perdues, elle sortait sa vieille Singer kakie au cliquetis unique pour confectionner une pièce de sa création.

Le soir, pour nous endormir, elle nous inventait des chansons et des histoires et souvent, nous contait sa propre histoire de famille franco-polonaise à l’époque de la seconde guerre mondiale ou celle de mon grand-père, immigrant malgache arrivé en France après un voyage caché au fond de la cale d’un bateau. A ces 80 ans, nous lui offrons un ordinateur et je lui demande de coucher noir sur blanc toutes ces histoires qui ont peuplé mon enfance et mon imaginaire, ce qu’elle fit et que je conserve tel un trésor.

En regardant les quelques vieilles photos que j'ai sélectionné pour vous, j'éprouve une grande émotion, plutôt ambivalente... une douleur nostalgique de la revoir ainsi mêlée à un élan d'amour intense lié à son riche héritage humain. 

C’est exactement pour tout ça que je souhaite offrir aux familles l’opportunité d'« écrire [graph] avec la lumière [photo] » de beaux souvenirs, authentiques et spontanés afin de soutenir la transmission intergénérationnelle et de garder dans le temps le souvenir, la trace de leur histoire commune.

Agnieszka

Portrait en noir et blanc de ma grand-mère pris par un photographe professionnel dans les années 1950

Photo souvenir de nous deux avec Jess, son adorable chienne, toujours inquiète pour nous et pleine de patience et d’amour.

On pose en duo au détour d'une promenade...

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Agnieszka Hernes Volmar │ Gironde (33) │ agnieszka@au33.fr │ 06 62 22 87 92



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